Artiste plasticienne

Je cherche moins à représenter qu'à faire ressentir : ce moment de bascule entre observation et projection, entre le monde tel qu'il nous apparaît et les paysages que l'on porte en soi.

Formée à la gravure à l'École Estienne puis au design textile aux Arts Décoratifs de Paris, je développe une pratique entre peinture, estampe et textile. Un rapport sensible et intime à la nature, ancré dans l'enfance, infuse ma démarche. Celle-ci est enrichie aujourd'hui de voyages de recherche, de résidences et de collaborations entre art et design.

J'interroge ainsi la manière dont nous percevons et construisons mentalement le paysage. Je m'inspire des formes du monde que je transforme, mêlant perception, mémoire et imaginaire. Les échelles et les points de vue se déplacent, les règnes se mélangent, brouillant les frontières entre figuration et abstraction.

La couleur et la matière y sont abordées comme des éléments vivants. L'eau, les encres et les pigments interagissent par fusion, diffusion ou résistance, faisant écho aux forces à l'œuvre dans les paysages. Ce processus ouvre un espace d’équilibre entre maîtrise et lâcher-prise, intention et imprévu.


« Les paysages de Lola Merciel nourris de mythes et de rêves, sont peuplés de volcans, de cavernes, d’îles incendiées par les flammes d’un soleil coulant, d’un réalisme devenu magique par l’outrance des couleurs vives. La dimension onirique et émotionnelle de ces lieux prend forme à travers la légèreté ondulante de la soie peinte à la main ou sous les strates des tissus assemblés comme des objets trouvés. Des paysages en transformation, métaphores d’une sismographie intérieure. »

Barabara Musetti, curatrice de l’exposition La vie des formes à la galerie de l’Atelier Lardeur