Sous le monde, les mondes

Ces images émergent d’un dialogue entre le geste, la matière et l’imaginaire. Je travaille au rythme de l’eau en observant les médiums se diffuser, se repousser ou s’évaporer à la surface du papier pierre. Par strates successives, des formes organiques surgissent, se figent ou disparaissent sous la suivante.

En variant les échelles et les points de vue, je cherche à troubler la perception : un fragment peut devenir un paysage ; une matière minérale une créature ; une forme végétale une présence presque animale. Ce que l’on voit tient autant de la surface que de la profondeur, du détail autant que du vertige.

Nous irons jusqu’au soleil

La terre ondule sous les strates du pinceau
les couleurs réveillent les volcans intérieurs
le feu jaillit de joie et de soufre
à travers la soie tendue
depuis la caverne ouverte sur le monde
on entend rugir le bruit du ciel
nous irons jusqu’au soleil

La naissance des ondes

Les créatures ondulent depuis l’eau, berceau des origines. Le désir serpente, il épouse les formes et les couleurs. Le serpent s’adapte, il mue, se métamorphose. Vers un ailleurs, plein de vie, il vit en chacun de nous. Hermaphrodite, il contient les contraires et chasse le poison.

Fleurir sous la mer

Ie figuratif du monde floral et aquatique se mêle à l'abstraction du rêve. Une fleur devient poisson, le corail est charnel. Inspirée en lame de fond par l’idée du flottement, de la gestation et des prémices de la vie qui prend forme dans l’eau.

Lugu lake

Résidence Perspectives 2017 en Chine avec 4 artistes français et 5 artistes Chinois. Le temps de création s’est déroulé en plein air, au coeur des montagnes et au pied du lac Lugu entre le Sichuan et le Yunnan.

Instamerica

Récit de voyage en Californie entre fantasmes et inconscient collectif. De la miniature au grand format, du collage à la sérigraphie, du tableau tissé au foulard imprimé ou peint à la main, le carré s’impose dès le début du travail de création. Cadrant les séries de motifs, il est un écho tant au foulard de soie séculaire qu’au format des plateformes de communication. Par jeu, par intuition, par goût du rythme, j’imbrique ces deux univers en créant la collection des carrés à porter. Au cou de ceux qui porteront les peintures, l’œuvre gagne de nouvelles dimensions: les images fixes changent d’échelles, deviennent fluides, se découpent différemment, encore, à l’infini.